French/Italian Southern Alps

C’est le syndrome de l’écriture malade. Avec le temps, comme une impression de perdre des mots, de régresser en conjugaison, grammaire et orthographe, de simplifier les syntaxes, de manquer d’inspiration. La constatation de l’affaiblissement de la capacité à écrire, soit une angoissante disparition éventuelle, du fait d’un laisser-aller annihilant progressivement ce savoir qui importe à soi-même, de pouvoir contenter les yeux et le fil de pensées des lecteurs, et d’engendrer une satisfaction quant au développement de cette compétence, à la révélation de ce talent, et à la reconnaissance de ce travail qui requiert rigueur, soit un investissement considérable en temps et en énergie. Une procédure de rédaction dans une démarche stricte et perfectionniste, après avoir laissé place à la part créative. Des exigences portées menant à d’innombrables relectures, aboutissant à des interrogations sur la justesse des éléments employés. Tout tourne en boucle, ce cyclisme est maladif. L’envie pâlit. L’acharnement rend pâle. La qualité fournie fait pâlir. Être pâle, donc écrire.